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Campagne #sharethecolor

Campagne #sharethecolor

 

#sharethecolor est une campagne de sensibilisation menée par la RainbowHouse et equal.brussels, la direction de l’égalité des chances du Service Public Régional de Bruxelles, qui vise à interpeller durablement la population bruxelloise dans le but :

  • de combattre les stéréotypes et briser les tabous touchant spécifiquement les communautés LGBTQI+ (Lesbienne, Gay, Bisexuel.le, Transgenre, Queer, Intersexué.e et plus)
  • de promouvoir le respect des diversités d’orientation sexuelle, d’identité et d’expression de genre.
  • de faire valoir les droits des victimes de discriminations, harcèlement ou quelconque forme de violence LGBTQI+phobes en leur permettant de réinvestir l’espace public et leur donnant des moyens d’action.
  • de sensibiliser les témoins de ces violences et discriminations, de leur proposer de devenir de véritables allié.e.s.

 

Dix héro.ïne.s, dix histoires. Voici ceux.elles qui ont accepté de témoigner pour la campagne #sharethecolor, nous présentant leur vérité et leur expertise.

Albéric, réfugié burundais homosexuel, il a rencontré en Belgique “Maman Nicole” qui a énormément oeuvré pour son émancipation et lui a permis de reprendre contact avec sa famille biologique.
Loup, jeune mec transgenre français, 24 ans, dont l’école lui a permis d’utiliser son prénom social et un pronom adapté à son identité, lui proposant même un diplôme symbolique.

 

                1.Contexte

A. Quelques chiffres sur la ténacité des stéréotypes et tabous en Belgique

En 2016, à la demande de UNIA, une grande enquête a été menée en Belgique par l’institut de sondage IVOX  auprès de 1000 personnes sur la perception sociale de l’homo/bisexualité et les attitudes envers les personnes LGB. De celle-ci sont ressorties ces quelques statistiques éloquentes :

  • 49% des personnes interrogées ne trouvent pas naturel du tout les relations sexuelles entre personnes de même sexe.
  • 37% des sondés disent expliquer clairement à leurs enfants que les relations hétérosexuelles représentent la seule norme.
  • 15% des répondants ne sont clairement pas d’accord avec l’idée que les enfants devraient apprendre à l’école qu’une relation homosexuelle est équivalente à une relation hétérosexuelle.
  • 12% des sondés estiment que voir deux personnes du même sexe marcher dans la rue main dans la main pose un problème sociale.
  • 7% des répondants ont un problème à voir leur chef ou leur collègue venir avec son compagnon ou compagne du même sexe à une fête du personnel.

Selon les commanditaires de ce sondage, cela traduit, malgré un cadre législatif avancé et une acceptation sociale qui évolue positivement, le chemin qui reste à parcourir. Car si l’homosexualité est davantage tolérée, elle n’est pas encore suffisamment acceptée. 

 

B. La violence LGBTQI+phobe, encore bien trop présente 

Il n’y a pas besoin de retourner bien loin dans le passé pour en donner un exemple concret. Le 14 avril dernier, un couple de deux hommes qui se promenait à pied dans le centre de Bruxelles s’est fait violemment agressé par un groupe de jeunes. Insultées et harcelées, les deux victimes ont fini par se faire également molester par leurs agresseurs. Trois personnes LGBT sur dix ont été victimes de violences physiques graves dans leur vie. C’est pourquoi la secrétaire d’État Bianca Debaets a lancé un plan d’action en octobre 2017, avec 28 actions (formation de la police, renforcement de la législation antidiscrimination, campagnes de sensibilisation, etc). #sharethecolor relève également ce défi de mettre fin aux violences. 

Cette attaque à caractère homophobe rappelle qu’aujourd’hui encore dans notre pays, les personnes des “communautés” LGBTQI+ ont plus que jamais besoin du soutien de chacun.e des citoyens pour pouvoir vivre librement et sereinement au quotidien. 

 

Ariane, 40 ans, elle a ouvert la seule librairie LGBTQI+ actuelle à Bruxelles, favorisante les ouvrages à destinations des femmes lesbiennes et bisexuelles.
Eve, soeur d’un garçon homosexuel et séropositif, elle s’est depuis engagée en devenant bénévole dans une association de promotion de la santé sexuelle.
Yasmine, femme transgenre d’origine nord-africaine, 37 ans, profondément soutenue par son meilleur ami dans l’acceptation de qui elle est vraiment.
Rachael, militante afro-féministe anglaise, bisexuelle, qui a reçu beaucoup de soutien de la part de ses amis hétéros quant à son orientation sexuelle.

 

              2. #sharethecolor, un concept viral et incitant

A. Pourquoi #sharethecolor?

Le concept #sharethecolor vise à interpeller et à rassembler la population bruxelloise derrière des valeurs d’ouverture et d’engagement pour soutenir les diversités sexuelles et de genres. Par le biais de ce hashtag qui symbolise la campagne, se traduisent deux éléments essentiels :

  • Le partage comme volonté d’ouverture, d’échange et de mixité, mais également comme incitant à l’action. Partager, c’est accepter de faire un geste vers l’autre, de le valoriser avec ses différences.
  • La couleur en tant qu’ensemble vaste, nuancé, et singulier dans sa diversité. Un élément rassembleur qui permettra, durant la durée de la campagne, de jouer avec les nuances de toutes les couleurs, pour montrer à quel point il existe une multitude de modèles existants et célébrant la diversité.

Au travers de ces deux thèmes rassemblés, le but de la campagne est donc de trouver de nouveaux·elles allié·e·s parmi les citoyen·ne·s bruxellois·es, de parler à celles et ceux qui pensent que les discriminations LGBTQI+phobes ne les concernent pas, leur rappeler que cela pourrait impliquer des membres de leurs familles, certains de leurs ami.e.s, des voisin.e.s ou encore des collègues. 

 

B. Un signe d’engagement au bout du petit doigt 

Pour démontrer son engagement et son attachement à une cause, quoi de mieux qu’un signe distinctif puissant

Pour cette campagne, celui-ci prendra la forme d’un seul ongle de la main coloré à l’aide d’un vernis ou d’un colorant. Et pas n’importe lequel ! L’auriculaire

Discret mais visible, il attire l’attention et lance les conversations. De quoi permettre à son.sa porteur.euse d’affirmer ouvertement qu’il.elle célèbre, partage et agit dans son quotidien en faveur de la diversité d’orientations sexuelles et qu’il.elle en est un ambassadeur.drice, pour créer autour de lui.elle de nouveaux relais de la cause.

Cet ongle vernis est également un signal visuel, facilement partageable sur les réseaux sociaux à l’aide d’un selfie ou d’une photo de groupe, le tout évidemment accompagné du hashtag #sharethecolor

 

Oumayma, militante féministe qui a défendu durant son adolescence un garçon homosexuel harcelé et esseulé, devenant par la suite son meilleur ami.
Camille & Clay, frères l’un transgenre et l’autre non-binaire évoluant dans une famille bienveillante qui a toujours réagi avec humour face à leur identités de genre.

 

               3. #sharethecolor, une campagne multi-plateforme 

A. Des influenceurs de renom comme ambassadeur.drice.s

Vous n’avez pas pu les rater sur les réseaux sociaux, ces derniers jours, de nombreuses grandes figures ont posté sur leur page une photo un peu énigmatique avec leur ongle coloré et le hashtag de la campagne #sharethecolor en guise de légende. 

Cette opération visait à créer un teasing autour de la campagne, mais surtout à montrer l’implication de ces différentes personnalités à l’égard de la cause défendue par #sharethecolor (Vous pouvez d’ailleurs retrouver sur une page annexe de ce dossier l’ensemble des personnages publics qui y ont participé)

Ce superbe signal a permis d’attirer l’attention de tout le public vers les messages de la campagne, lesquels seront diffusés largement et dans leur intégralité à partir d’aujourd’hui.

 

B. Des témoignages vidéos forts et sensibilisants

Durant la campagne, dix vidéos témoignages seront diffusées sur les réseaux sociaux via les pages d’equal.brussels. Ces dernières, qui vous sont présentées lors de cette conférence de presse, mettent chacune en scène une ou deux personnes directement impliquées, d’une manière ou d’une autre, par les thématiques de la campagne. Dix profils uniques, de tous les âges, de toutes les professions, certain.e.s appartenant à la communauté LGBTQI+, d’autres devenu.e.s leurs allié.e.s grâce à leurs actions bienveillantes.

Dans ces vidéos, chacun.e transmet, face caméra, un message vibrant basé sur leur expertise, leurs observations et leur vécu. Des instants de vie forts et implicants qui visent à marquer durablement les esprits par rapport aux causes défendues par la campagne.

Gilbert, heureux arrière grand-père d’un petit garçon qui a deux papas, 86 ans, il a toujours soutenu les personnes LGBTQI+, notamment en milieu scolaire.
Nikki, femme lesbienne de 70 ans, militante notoire qui a toujours été soutenue par son père dans sa vie amoureuse comme dans son engagements pour les LGBTQI+.

 

C. Un site web carrefour

Enregistré sur le nom de domaine www.sharethecolor.brussels, il joue le rôle de plateforme où se croisent l’ensemble des axes de la campagne de sensibilisation. Ce site est à la fois :

  • Capable d’attirer et de rediriger les visiteurs vers les différentes facettes de la campagne
  • Développé sous la forme d’un portail simple, léger et facilement lisible, y compris sur smartphone
  • Décliné en Français/Néerlandais
  • Composé de liens vers les pages des différentes structures publiques d’aides permettant à toutes personnes victimes de discriminations et d’agressions à caractères LGBTQI+ phobes de recevoir des conseils et un suivi juridique adéquat

 

Cette campagne d’intérêt général est le fruit d’un partenariat très ambitieux entre :

  • La RainbowHouse Brussels, composée de 58 associations-membres œuvrant pour l’émancipation des personnes LGBTQI+ sur la Région de Bruxelles-Capitale. Elles se regroupent soit sur base d’un type d’activité (cinéma, sport, chorale, activisme, culture, société, etc.) soit sur un public en particulier (population issue de la migration, ,, personnes transgenres, femmes bisexuelles et lesbiennes, féministes, personnes ayant un handicap, etc.). Elle est également considérée par ses partenaires associatifs comme étant le relais le plus important pour la visibilité du réseau et de ses revendications au niveau des médias, des institutions politiques et des partenaires de projet.

 

  • The Flying Fish, une nouvelle agence de création d’idées et d’histoires basée à Bruxelles. Composée d’un ex-journaliste de la RTBF et de RTL-TVI et d’un spécialiste de la communication corporate et de crise, cette jeune entreprise mobilise son expertise pour soutenir des projets ayant un impact positif dans la société. The Flying Fish offre ses services tant en termes de storytelling que de contenus audiovisuels, relations presses, com’ digitale et réseaux sociaux, com’ d’entreprise et gestion de campagne.

 

  • Kidnap Your Designer, un studio de création graphique basé à Bruxelles animé par Caroline Dath et Damien Safie tous deux issus de l’Erg. Le studio s’est spécialisé dans la mise en place d’identités visuelles dans les domaines de la culture,  l’architecture, du design, de la musique, du cinéma, du théâtre et de l’associatif en favorisant une approche conceptuelle inspirée des caractéristiques propres à chaque collaboration. Depuis plusieurs années, ils travaillent également en partenariat avec des associations actives dans le milieu LGBTQI+ (Genres d’à côté, Pink Screens, Exæquo, RainbowHouse, …). Pour cette campagne de sensibilisation, Laetitia Bica vient renforcer l’équipe en signant les photographies et Martin Landmeters (réalisateur de la Théorie du Y), la réalisation des vidéos.

 

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