En lumière

Portrait de Delphine, notre chargée de projets femmes LBT

publié le 30 juillet 2019

Activ’elles AmBIgu Fuchsia Pullet Rocks

Cet été, la RainbowHouse Brussels vous présente son équipe de choc. Grâce à une expertise acquise au fil des ans, notre organisation peut mener ses différentes missions à bien. Notre développement est aussi le fruit du travail d’une équipe dévouée, compétente et polyvalente. Découvrez la panoplie de projets socioculturels et politiques de la RainbowHouse à travers ses employé.e.s !

Interview avec Delphine, Chargée de projets femmes LBT  :

Pour commencer, parle nous de ton parcours ?

J’ai découvert le milieu lesbien alternatif à la fin de mon adolescence : les Ladyfests, les riot grrrls, puis les fêtes queers de Nantes à Bruxelles, en passant par Paris. C’est à Bruxelles que j’ai créé la mienne, la soirée Mon Cul Ta Praline, que j’organise depuis 2009. En parallèle, je suis styliste de petites culottes. C’est une activité que je lie à mon militantisme féministe.

J’ai rejoint la RainbowHouse en tant que chargée de projets femmes LBT il y a bientôt 6 ans. C’est pour moi une façon d’organiser des évènements queers liés aux femmes dans un autre cadre, l’associatif, que je ne connaissais pas du tout. J’ai découvert un monde hyper intéressant, j’ai appris énormément de choses en fréquentant les assos, les collectifs et leurs combats.

Peux-tu nous dire en quoi consiste ton travail au sein de la RainbowHouse ? 

Les femmes lesbiennes, bies et trans manquent encore de visibilité, même au sein des milieux queers. Et puis on le sait, il n’y a pas de bar lesbien fixe à Bruxelles (même si il y a des initiatives supers, comme Mothers & Daughters, dont je fais partie aussi, les apéros lesbiens de Mam Charvet…). Pour ces raisons là, la RainbowHouse veut mettre à disposition des femmes queers des espaces et des événements tournés vers elles… Ma fonction consiste à organiser le L-Festival, dix jours consacrés aux femmes LBT en novembre chaque année. J’organise également le festival de films Lesborama* autour du 8 mars (Journée internationale de lutte pour les droits des femmes). Je suis aussi en charge des expositions queers que l’on accueille dans notre bar. D’un côté plus festif, j’organise les soirées M(iii)aou (les soirées filles de la RBH) et les soirées kicker, qui ont un succès qui ne faiblit pas chez les filles !

 

"Les femmes lesbiennes, bies et trans manquent encore de visibilité, même au sein des milieux queers."

Delphine assise au bar de la RainbowHouse à côté de son objet favori : le kicker. Delphine assise au bar de la RainbowHouse à côté de son objet favori : le kicker.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ?

Que des personnes se rencontrent aux events que j’organise, se connectent… Apprendre que ces rencontres ont donné lieu à des nouveaux projets, des collabs militantes, des coups de pouce, des coups de foudre et même des bébés parfois ! Rencontrer des nouveaux publics aussi, apprendre en écoutant les combats des autres.

Quels seront tes prochains temps forts ?

En septembre, on inaugure les nouveaux noms des salles de la RainbowHouse ! J’ai lancé cette idée, il y a un petit moment et je suis hyper contente que ça aboutisse, les salles prendront le nom de personnes militantes LGBTQI+, avec toutes leurs spécificités, qu’on veut mettre en lumière.

Plus tard, en novembre aura lieu mon event principal, le L-Festival, 10 jours d’évènements lesbiens, bis, trans et féministes, autour des femmes queers, personnes trans et non-binaires. Ca ira du workshop au concert, du docu à la party, et ce sera cette année du 21 au 30 novembre.

Delphine à la manifestation contre les violences faites aux femmes.Delphine à la manifestation contre les violences faites aux femmes.

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